Michel Tual

Terres d'Estuaire

Du 10 au 31 octobre 

Présence de l'artiste le samedi 13 octobre de 15h à 18h
et les mercredis 17 et 24 octobre de 10h30 à 12h


Entrée libre aux heures d'ouverture de la librairie


"Depuis mon enfance, la Loire irrigue mon imaginaire... Je me suis approprié ses lieux désaffectés, ses rives sauvages, ses quais industrialisés avant qu'ils ne ferment..."


Michel Tual restitue les univers industriels des zones portuaires et des chantiers navals qu’il fréquente en tant que designer. Il nous offre un inventaire pictural de ces lieux où il aime se fondre, du port de Saint-Nazaire à l'île de Nantes. Entrez dans un voyage « de grand vent » à la découverte de ses paysages.
Terres d’Estuaire est aussi un beau-livre de Michel Tual édité aux éditions d’Orbestier.
 

Michel Tual, né à Couëron en 1954, grandit sur les rives du Port-Launay. Il est diplômé des Arts appliqués de l’école Boulle et de l’école Estienne. Il a enseigné, pendant trente ans, à l’école de design et d’arts appliqués de Nantes. Sa vie d’artiste s’articule entre le design intérieur de bateaux et la peinture de paysage portuaire.

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NOS PRÉCÉDENTES EXPOSITIONS


Retour sur les différents accrochages de l'année.
 
 
 
 
 
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Monique Madic

Un séjour dans Les Hébrides

Mai 2018

Voyager de Glasgow vers Les Hébrides extérieures, c’est quitter le réel pour la magie.
 
La magie de la lumière magnifie soudainement un paysage.
Ce paysage précédemment décliné dans des gris colorés se réveille.
 
L’enchantement se produit alors, les couleurs d’une richesse inouïe se révèlent.
 
On ne sait plus où « donner » des yeux.
 
Nous sommes sidérés par tant de beauté !
 
Les montagnes prennent corps, les versants verdissent, la mer s’encre de gris Payne et de turquoise, scintille en majesté.
 
Les paysages d’Écosse invitent à saisir l’instant.
La lumière est fugace et redéfinit les paysages de manière unique à chaque nouveau rayon de lumière qui traverse les nuages ou explose dans un ciel étonnamment bleu un bref instant.
 
C’est d’une grande prétention de vouloir peindre ces paysages… surtout à l’huile, technique qui refuse l’instantanéité, puisque la succession des glacis oblige à l’attente…
Situation bien paradoxale…. !
 
Ce fut un voyage qui dura trois semaines de fin juin à la mi-juillet… 

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Sur les pas de Ryokan


Guyseika



Mars 2018

"Depuis presque vingt ans, je dessine à l'encre et à l'aquarelle sur du papier artisanal. Mon style, bien qu'emprunt de calligraphie et de sumi-e, reste original, notamment parce que j'utilise un bâton pour tracer mon trait. Je conçois ces dessins à l'encre comme des talismans, et j'imagine qu'ils peuvent fortement accompagner les personnes qui y sont sensibles.
Ces dessins sont souvent accompagnés d'un mot, d'un verset, tirés de poèmes de figures particulières de l'Asie. Des personnages de la voie a la fois anarchiques et sages, comme Ikkyu, Han Shan ou Ryôkan. En ce sens, ces dessins en sont des émanations, de leur façon de vivre, de leur façon d'être au monde.
Si je suis inspiré par ces poètes zen, c'est aussi le cas pour certains membres de la Beat Generation, de Kerouac à Gary Snyder en passant par Nanao Sakaki, car leur spiritualité est le souffle d'une extraordinaire liberté. Elle résonne avec l'idéal vagabond de ces jeunes américains dont je partagerai leurs textes à travers la lecture "La Voie Sauvage"."

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Le regard d'Hélène Cayeux

Février 2018

"D’un point de vue documentaire, une photographie isolée, sans témoignage ni vécu, apporte peu d’informations. Mais la force du travail d’une photographe telle qu’Hélène Cayeux (journaliste à Ouest-France à partir des années 1970) est de produire des images récurrentes, signe d’une recherche et d’une réflexion. Hélène Cayeux s'intéressait au monde du travail et en particulier au lien qui unit l’ouvrier, ou l’ouvrière, et sa machine. Insidieusement un doute apparaît dans l’esprit de l’observateur : qui de l’humain ou de la machine sert l’autre ?"
Alain Croix et Xavier Nerrière

 


 

 

 
 
La Biscuiterie Nantaise, Vertou, 1992
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Visages du Groenland


Denis Wetterwald


Janvier 2018

Auteur compositeur dans les années 1970 puis se tournant vers le théâtre dans les années 1980, Denis Wetterwald est, depuis ses lectures d’adolescence, passionné par la culture des pays du nord, de la Finlande à la Suède, de l’Islande à la Sibérie ou au Canada.

C’est d’abord par la littérature, Strindberg, Hamsun ou Ibsen puis par la musique, Grieg ou Sibelius et les arts plastiques avec Rothko ou Munch qu’il approfondit ses connaissances et son amour pour ces civilisations assez délaissées il y a encore une trentaine d’années. La découverte des premiers livres de l’écrivain danois du Groenland Jorn Riel lui ouvrie des horizons nouveaux vers ces peuples de l’extrême. 

À partir des années 1990, il travaille autour de la civilisation inuit en adaptant à la scène pour la première fois en France un des romans de Jorn Riel Le Jour avant le lendemain, puis des contes traditionnels inuit recueillis par Knud Rasmussen Histoires d’ours et autres narvals, au début du vingtième siècle.



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Ombres et lumières


Sandrine Merrien


Décembre 2017

"Le ciel crée le souffle lumineux de la vie. La terre, sage, généreuse, confiante, accueille sans condition les ombres et lumières de ce mouvement. Car la terre sait recevoir et transformer ; elle crée le souffle lumineux de la vie à son tour : aussi, dans un doux et profond sentiment de joie, les arbres dansent  avec les ombres et les lumières, les oiseaux chantent, les herbes s’étirent, l’eau s’écoule, le peintre peint."

  


 

Née à Saint-Nazaire en 1968, Sandrine Merrien vit à Nantes depuis 30 ans. Contemplative, très jeune, elle se nourrit des paysages de l’estuaire, de l’océan et des marais, puis de la Loire nantaise.
Formatrice et  Gestalt-thérapeute, elle reprend la peinture il y a 10 ans, tout d’abord par une longue expérimentation de la matière et des couleurs de la peinture acrylique et de l’e
ncre qu’elle utilise.
Des formes abstraites aux formes plus figuratives, elle porte son intérêt sur le processus créatif, sur les formes d’ « entrée en présence » qui sont  mobilisées dans l’acte de peindre. Elle anime des ateliers de peinture créatrice afin d’accompagner chaque personne qui souhaite prendre un temps pour soi, un temps pour « déplier » l’expérience du contact avec la peinture et soi-même.

 

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Je brode


Sofie Vinet


Novembre 2017

Le fil rouge traverse les pièces de drap blanc, point après point, mot après mot marque le linge, l’appartenance à une famille, à un lieu 
Le fil rouge traverse les pièces de drap blanc, point après point, mot après mot
marque le linge, l’appartenance à une famille, à un lieu
le fil rouge devient écriture.  
 
Je brode
depuis qu’un soir d’hiver, raccommodant un vieux vêtement, m’apparut le  lien  inextricable entre le fil pimpant neuf de la reprise et l’histoire de ce linge traversé par le temps.
Du raccommodage à la broderie il n’y a qu’un pas,
celui de l’utile à l’embellissement, du nécessaire à l’essentiel.
 
Je brode
parcelles d’histoires de vies,
paroles  supposées, senties, parfois entendues.
une émotion, une pensée,
je brode la poésie du quotidien.
 
Quand écrire et broder ne font plus qu’un,
le temps s’étire et s’épaissit,
le prendre ou le perdre ? Peu importe.
Je brodécris
dans l’instant, la lenteur et le silence du geste inlassablement renouvelé.

Broder c’est faire de l’endurance,

C’est  résister.
Broder, intégrer, méditer, faire corps avec le temps avec
la  pensée incarnée de l’écriture manuscrite.
 
Quelque chose sort du rang, humblement, sobrement
au fil rouge l’écriture s’insurge poéthiquement
sort de la page blanche et se dresse face à nous.



Diplômée d’un DEA d’arts plastiques à la Faculté de Rennes 2 Haute Bretagne en 1994, sofie vinet vit et travaille à Nozay, en plein champ, entre Nantes et Rennes.
A travers ses œuvres où elle fait appel à la population, elle tire le fil, tisse un lien  entre les gens, leur quotidien, l’environnement et l’Art.
Sa pratique est multiforme. En 2005 elle commence à brodécrire. En 2010 elle passe un CAP de coiffure, devient  « Mme Filosa » pour sa création autour du cheveu et l’acte d’aller se faire couper les cheveux. Ce projet toujours en cours intègre sa brodécriture.

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De la fiction au crayon


Maureen Lasne


Octobre 2017

Les créations ne sont pas une somme d’influences reçues, elles sont le résultat du travail de la personnalité du créateur qui transforme, filtre, élague, isole, détourne, trahit, met à distance, homogénéise ses influences. C’est, sans doute, ce qu’on appelle le style.

Même si ça ne se voit pas toujours, il y a ainsi chez moi quelque chose de :

l’élégance, du luxe froid de Francis Scott Fitzgerald, David Hokney, Claude Chabrol et Claude Sautet,

de la seconde vécue comme éternité de Edward Hoper et Raymond Carver,

du mysticisme, du mystère, de l’inquiétante étrangeté de l’art brut, chamanique et vaudou, de David Lynch, Oda Jaune, Cy Twombly, Paul Rebeyrolles, Peter Greenaway, Arthur Boyd, Sidney Nolan, Arthur Tess, Dario Argento,

de la marginalité et des affres de l’âme humaine souvent solitaire de Marguerite Duras, James Salter, Raymond Carver, Siri Hustvedt, Guy de Maupassant, Joris-Karl Huysmans, Herman Melville, Pascal Quignard, Paul Auster, Fred Deux, Lars von Trier ou même Manu Larcenet avec Blast,

de la suprématie des couleurs de Peter Doig, Pierre Alechinsky, Olivier Debré et Lorenzo Mattotti.

L’intelligence et la précision de Gilles Deleuze, Michel Serres, Thierry Delcourt et Catherine Breillat m’accompagnent aussi.  

Pour générer quelles caractéristiques esthétiques ?

 


 

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Clins d'oeil partagés

Photographies de Marie-France Ducreux

 

Mai 2017

Effets de rouille
Effets de peinture
Reflets dans l’eau
Structures minérales ou végétales.
Le regard effleure
Se pose.  
L’ esprit entre en effervescence …
La scène apparaît différemment. Mon œil choisit le détail, la forme, la couleur. Dimensions autres et profondeurs insoupçonnées jaillissent dans mon objectif.

Pour cette exposition, j’ai rassemblé une trentaine de clichés pris au cours de mes déambulations  en France et au Canada.
Ces clins d’œil sont des invitations au  partage.
Chacun se laissera prendre par son propre imaginaire et s’émerveillera de la beauté du monde.
"Sur terre, ce ne sont pas les occasions de s'émerveiller qui manquent mais les émerveillés"., La Nuit de Feu, Eric Emmanuel Schmitt
Je dédie cette exposition à  tous  ceux qui, en dépit d’un monde en tumulte, se laissent encore émerveiller.


Les Ruines
Dessins d'Anne-Sophie Duca

Les Ruines : cités minérales
Nouvelles de Susanna Crossman


Avril 2017


 

Le projet Les Ruines est né de notre intérêt commun  pour la géologie, les ruines, l'héritage et la mémoire.

L'histoire des ruines est comme un cairn et chacune d'entre nous, ajoute une pierre à cet édifice.

Les dessins d'Anne-Sophie Duca représentent des ruines en lévitation. Elles sont comme des vestiges d'architectures passées ou des fragments du futur fossilisés dans les sols qui les ont forgés et soutenus. 


 



La nouvelles Les Ruines : Cités minérales, écrite par Susanna Crossman, donne à entendre les sentiments d'une femme face à la résurgence du passé.

 





 
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