/

Déjà lu ?

Donnez votre avis

Recommandez ce produit

Lundi matin n.1 ; septembre 2016 - juin 2017

Liste

Cet ouvrage n'a pas encore été noté

Donnez votre avis

Lundimatin est un journal en ligne qui paraît chaque lundi matin. C'est aussi la revue papier que vous tenez entre les mains. Il s'agit dans ces pages de remonter à contre-courant le flux de l'actualité et de se dégager de la cadence des parutions hebdomadaires afin d'en extraire les articles les plus significatifs. Prendre à revers la logique d'empilement, d'écrasement et d'obsolescence quasi-immédiate de l'internet. Composer des archives pour éclaircir le présent. Pour ce numéro, nous avons tenté de rassembler les thèmes, les angles et les signatures qui font la trame du journal en ligne. Certains s'étonneront de voir compilés dans le même ouvrage un entretien avec Adlène Hicheur, physicien condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, un tract intitulé « Plutôt pédés que français », la chronique d'un blockbuster, une utopie d'Alain Damasio ou encore des considérations sur la commune ou le syndicalisme dans l'Espagne des années 30. C'est pourtant le pari sous-jacent à cette menée qu'est lundimatin : agencer des éléments du réel, des paroles, des angles de vue fragmentaires, voire a priori réfractaires les uns aux autres, afin de produire une machine de vision, une certaine intelligibilité du présent. Soutenir les émeutiers de Bobigny, comprendre l'élection de Donald Trump, raconter le soulèvement syrien, détruire intellectuellement une VRP soralienne, autant d'éclairages et de partis pris qui ont jalonné l'année écoulée. Il ne va de même des paris que nous lançons, à nos lecteurs, comme à nous-mêmes. S'il semblait logique d'appeler à l'annulation pure et simple de l'année 2017, il est tout aussi souhaitable d'imaginer que notre nouveau président démissionne sous deux ans. Si M. Macron fait la Une et le fond de ce numéro 1, c'est à la fois pour son insignifiance personnelle et pour la sorte de synthèse qu'il représente. Il incarne la désuétude d'une gouvernementalité à nu et la fuite en avant folle et furieuse des dispositifs de contrôle et d'asservissement. À l'implosion du champ de la politique classique coïncide le sacre de la plus débile et creuse des formes de vie : manager. La fin d'un monde, en avançant.


empty