Au bonheur des dames

Au bonheur des dames (texte abrégé)

Résumé

Dans le dernier tiers du xixème siècle, la lutte à mort est engagée dans certains quartiers de paris entre le petit commerce traditionnel et les grands magasins style bon marché, dont la puissance s'affirme de jour en jour. Parmi ces bazars précurseurs de nos hypermarchés, le bonheur des dames, maison de " nouveautés ", est en train de prendre un développement que rien ne semble devoir enrayer. a sa tête, un jeune patron, octave mouret, pur produit du capitalisme triomphant, et l'ancêtre de nos grands pdg. il a tout compris des mécanismes nouveaux des affaires, tout deviné des ressorts de ce qu'on nommera un siècle plus tard la société de consommation. Rien ne lui résiste. ses magasins sont une véritable mécanique broyeuse. publicité, étalages, décoration, technique de vente, tout a été mis au point au bonheur des dames pour attirer la cliente, la faire basculer dans la tentation de l'achat. selon le mot du baron hartmann, le financier de l'histoire, à l'une de ces dames " prenez garde, ma chère, il vous mangera toutes. " il en est une, au moins, qui ne se laisse pas manger, denise, la jeune fille méritante, débarquée sans un sou de son cotentin natal pour aussitôt tomber dans les mâchoires du monstre où elle est prise " comme un grain de mil sous une meule puissante ". Denise n'appartient pas à la classe privilégiée des riches bourgeoises pleines de mépris qui viennent se ruiner au rayon du " blanc ", mais à l'humble peuple des vendeuses de l'établissement, à qui l'on ne demande que de subir et de travailler dix heures par jour avant de regagner, la nuit, leurs cellules dans les combles. a la moindre incartade, au moindre mouvement d'humeur, ou simplement si le rendement baisse, le couperet tombe : " mademoiselle, passez à la caisse ! " ni préavis ni indemnités de renvoi. Les conquêtes sociales seront encore longues à venir. mais denise la "" mal peignée ", souffre-douleur des autres employés, sous ses airs timides, est une nature d'acier. non seulement elle tient bon ; mais dans ce bonheur des dames qui n'avait rien pour faire le sien, elle aussi effectuera une irrésistible ascension, en prouvant qu'il est d'autres empires que celui du profit, et qu'on les fonde parfois sur un refus.

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  • EAN

    9782211029384

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    2 cm

Rayons : Jeunesse > Littérature Adolescents > Romans

Emile Zola

1840-1902 Fils d'un ingénieur italien naturalisé, Emile Zola naît à Paris d'une mère originaire de la Beauce. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières. En 1862, Emile Zola échoue au bacchalauréat et entre chez Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Dès 1866, il a pour amis Manet, Picasso et fait la connaissance des Goncourt. Il conçoit le projet des Rougon-Macquart qu'il termine en 1893. Entretemps, il s'est lié avec Flaubert et Daudet. Il a rencontré Céard, Huysmans, Alexis, Hennique et Maupassant qui deviendront les fidèles des soirées de Médan : c'est en 1878 qu'il les réunit dans sa petite maison de campagne, près de Poissy. Le volume collectif de ces Soirées paraîtra deux ans plus tard.ÿLa publication de La Terre soulève de vives critiques :"le Manifeste des Cinq" se révolte contre l'esthétique naturaliste.ÿEn 1898, Zola s'engage dans l'Affaire Dreyfus et publie dans l'Aurore sa fameuse Lettre au Président de la République, donnant ainsi une nouvelle dimension au processus de la révision. Un procès en diffamation le condamne à un an d'emprisonnement et il part en exil en Angleterre. De retour, il publie dans "La Vérité en marche" ses articles sur l'affaire. Le 29 septembre 1902, il meurt mystérieusement, chez lui. Et Dreyfus est réhabilité en 1906.ÿSes cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908.ÿZola connut auprès du grand public un immense succès dès L'Assommoir. A partir de 1880, son oeuvre est diffusée en Europe et on trouve des traductions en danois, grec, italien, suédois, etc. Même si les protestations s'élèvent contre le matérialisme de la nouvelle école, celle-ci suscite partout l'intérêt. Le naturalisme introduit surtout dans le roman des sujets nouveaux comme l'influence de l'environnement ou encore l'injustice sociale. Les meilleures pages de Zola restent pourtant celles où le théoricien cède la place à l'écrivain, comme il le souhaitait lui-même: "Le romancier intervient d'une façon directe pour placer son personnage dans des conditions dont il reste le maître".

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