• En 264 av. J.-C., Volsinies tombe sous les coups de l'armée romaine. Ce n'est pas une cité toscane parmi tant d'autres qui meurt, mais la capitale politique et religieuse de l'Étrurie. Première civilisation née sur le sol de l'Italie, entre Tibre et Arno, entre Apennins et mer Tyrrhénienne, les Étrusques ont connu leur période de gloire aux VIIe et VIe siècles avant notre ère. Séduisante et singulière, leur culture intrigue depuis la Renaissance. Collectionneurs, princes, artistes, érudits tentent de cerner les origines antiques et glorieuses du Grand-Duché de Toscane. Lentement la science élucide le mystère étrusque : à la fin du XVIIIe siècle, la plupart des signes de l'alphabet sont interprétés, l'origine grecque des milliers de poteries est enfin admise. Depuis les années 1820, les fouilles de Vulci et de Tarquinia ont livré une fabuleuse orfèvrerie ; leurs fresques ont révélé la vie quotidienne d'un peuple aimant «danser gaiement au son de la double flûte».
    Jean-Paul Thuillier explore la riche histoire des Étrusques, aux origines de Rome.

  • Panem et circenses ! Si l'on répète à l'envi les mots de Juvénal, on se trompe en général sur le sens de l'expression « jeux du cirque » : il ne s'agit en rien des combats de gladiateurs, mais bien du spectacle sportif qui se déroulait dans le Grand Cirque de Rome et offrait des compétitions athlétiques et surtout hippiques. Ben Hur et non pas Spartacus. Et comme le sport antique est souvent identifié à la Grèce, en raison d'Olympie et du renouveau des jeux olympiques en 1876, on a aussi tendance à oublier que ce sont les Étrusques et non les Grecs qui ont le plus apporté aux Romains dans ce domaine : il était donc nécessaire de présenter ici diverses facettes du sport étrusque.
    Les jeux du cirque sont un moment essentiel dans la société romaine et les courses de chars, qui par bien des côtés évoquent notre football contemporain, s'affirment d'une incroyable modernité : un spectacle planétaire déchaînant les passions dans tout l'Empire romain, un Grand Cirque pouvant accueillir 150 000 spectateurs, une organisation en quatre factions qui avaient tout de nos grands clubs, enfin un culte de la vedette, les cochers de quadriges en l'occurrence, aux gains scandaleux, et qui étaient parfois transférés d'un club à un autre. « Allez les Rouges ! » criaient sur les gradins les supporters de cette couleur...

  • Avant la Renaissance, avant le règne de l'empereur Auguste, la domination des Étrusques a signé le premier grand moment de l'Italie. La civilisation étrusque, la première d'Italie, connaît son apogée aux VIIe et VIe siècles avant notre ère. Pendant cette période, les Étrusques ont dominé presque toute la péninsule : en plus de l'Étrurie proprement dite, située entre Arno, Tibre et mer Tyrrhénienne (aujourd'hui la Toscane ainsi qu'une partie de l'Ombrie et du Latium), ils ont occupé aussi une bonne partie de la plaine du Pô au nord et de la Campanie au sud, et on n'oubliera pas que trois rois étrusques au moins ont régné sur Rome : Servius Tullius et les Tarquins, ces derniers originaires de Tarquinia, cité célèbre aujourd'hui par ses peintures funéraires.La langue et les origines : ce sont les deux aspects de ce que l'on considère souvent comme le mystère étrusque. Un mystère qui nous résiste encore, et que l'on est en partie en voie d'élucider. C'est l'objet de ce livre que de présenter les acquis les plus récents, tant dans le domaine de l'histoire politique que de l'histoire de l'art ou des moeurs. Et de ressusciter par là même dix siècles d'une aventure fondatrice pour le continent européen.Jean-Paul THUILLIER est directeur du Département des sciences de l'Antiquité de l'École Normale Supérieure (Ulm).
    Prologue : Le mystère de la 8e plaque. Les deux piliers du mystère étrusque : la langue et les origines. Les cinq noms des Étrusques. Etrusci, Tusci, Tyrséniens/Tyrrhéniens. Les Lydiens de Virgile. Rasenna/Rasna. Les trois Étruries. Les quatre phases de l'histoire étrusque. Les douze cités de l'Étrurie. Les trois rois étrusques de Rome. Les Étrusques entre deux mers. Les quarante cases du Foie de Plaisance : aperçus sur la religion. Conclusion : Les cinq images des Étrusques.

  • La civilisation étrusque qui connaît son apogée aux VIIe et VIe siècles avant notre ère est la première qu'ait connue l'Italie: les célèbres fresques funéraires de la cité de Tarquinia constituent ainsi le premier chapitre de l'histoire de la peinture italienne. Après avoir retracé l'histoire de la redécouverte de ce peuple dans la Toscane des Medicis, après avoir étudié ses origines et sa langue trop souvent vues comme les deux piliers d'un mystère, cet ouvrage met en lumière les caractères essentiels de la civilisation. Les Etrusques ont exercé un temps leur domination militaire et commerciale sur le bassin occidental de la Méditerranée (c'était leur thalassocratie), et leur expertise en matière religieuse, et surtout à propos des techniques de divination, était reconnue de tous. Leur ligue de douze cités (leur dodécapole) n'a jamais débouché sur une véritable union politique et militaire, et c'est ainsi que les Romains ont pu vaincre ces cités les unes après les autres, la dernière (Volsinies-Orvieto) tombant en 264 avant notre ère. L'étude de la vie quotidienne des Etrusques révèle enfin bien des aspects fascinants.

empty