Vie pratique & Loisirs

  • « Ainsi, peu à peu, chaque détour de la route, chaque lacet de la montagne, finit par appeler l'écho d'un exploit et la figure d'un homme. Une nouvelle carte de France se dessine à l'intérieur de l'autre, dont les provinces sont aux couleurs des champions qui s'y sont illustrés, qui les ont illustrées. La mémoire des Anciens, fidèles et fervents, ne serait peut-être pas hostile à ce que ces champs de bataille soient baptisés du nom du rouleur ou du grimpeur qui a trouvé là l'occasion de s'accomplir. Des Vosges aux Pyrénées, sans oublier le Massif central et l'Enfer du Nord, nous verrions s'ouvrir des boulevards Bobet, des avenues du Président-Anquetil, des cours RaymondPoulidor.
    Mais le meilleur est sans doute encore d'attacher sa réputation à la conquête d'une victoire d'étape. » Antoine Blondin.

    Ajouter au panier
    En stock
  • C haque soir, en accrochant son manteau, le commissaire Maigret s'amusait à deviner ce que sa femme lui avait mijoté : un boeuf miroton, une blanquette de veau, du fricandeau à l'oseille, une tarte aux mirabelles. Dans toutes ses enquêtes, on retrouve cette cuisine des repas de familles ou des petits bistrots, une cuisine « à l'ancienne », simple et savoureuse.
    Fin gourmet, Simenon mitonne pour son personnage ses plats de prédilection. Et il est fort rare qu'il fasse sauter un repas au commissaire : si un interrogatoire traîne en longueur, Maigret se résigne à commander des sandwiches et de la bière à la brasserie Dauphine en attendant que le suspect se décide à « passer à table » : « Vous voyez ce bureau, n'est-ce pas ? Dites-vous que vous n'en sortirez que quand vous aurez mangé le morceau. » Les aveux obtenus, il se hâte de rejoindre son foyer, boulevard Richard-Lenoir, où l'attend paisiblement Mme Maigret.
    Ami de Simenon, Courtine rappelle que cette dernière incarnait « l'idéal amoureux » du romancier. Ainsi, les plats qu'elle prépare ont à la fois le goût du terroir, de la fidélité conjugale et celui, inoubliable, de l'enfance.

  • Une évocation tendre, narquoise, en un mot fraternelle d'un grand champion doué d'un immense charisme: Louison Bobet, le plus grand dans le coeur des Français. Il est question de son enfance, de son caractère, de sa personnalité, mais aussi de son rapport au vélo, très « pro » avant la lettre. Accessoirement la plume malicieuse et affectueuse de Jean Bobet nous gratifie de portraits en pied de quelques autres divas des années 50 : Coppi, Bartali, Anquetil, Koblet, Kubler, etc.

  • En rendant visite à Marcel Lapierre à Villié-Morgon, Sébastien Lapaque s'est attaché à éclairer la démarche de l'un des principaux inspirateurs des vignerons français qui ont tourné le dos aux vins gonflés et standardisés pour en produire des plus goûteux et naturels. Au moment où ces vins ' nouvelle vague ' s'imposaient chez les cavistes, dans les bistrots et jusqu'à la table des restaurants étoilés, le vigneron et l'écrivain ont retracé ensemble une étonnante aventure, avec pour objectif revendiqué de lutter contre ceux qui s'acharnent à ' effacer la mémoire du goût '.

  • Aux abords de Ceux de 14, témoignage de son séjour au front durant la Première Guerre mondiale, M. Genevoix n'a cessé d'entretenir le souvenir et d'exprimer sa fidélité à ses camarades dans des articles, préfaces, hommages et discours commémoratifs. Dans ces textes réunis ici, l'écrivain évoque ses épreuves, la solidarité des combattants, et honore le rôle de la mémoire et de la transmission.

  • Trempée dans une encre sudiste gorgée de verve et de poésie, la plume de denis lalanne a ressuscité la chanson de geste médiévale en s'illustrant comme buzzati dans un genre littéraire original : l'épopée sportive.
    Lalanne était alors le tintin malicieux du journal l'equipe, il se baladait sur la surface du globe pour y glaner de quoi étancher les fringales de son lyrisme. il aimait passionnément le journalisme, le sport, la littérature, l'amitié. la vie, en somme, conçue comme une aimable plaisanterie parfois teintée d'amertume. puis il laissa longtemps sa plume se morfondre dans son fourreau. voici qu'il dégaine, pour une commémoration joliment nostalgique des années 50 et 60, les plus fruitées de l'histoire de france moderne.
    Toute épopée exige un héros. celui de lalanne est un couple : guy et andré boniface, les fameux " boni " d'une légende aux sources mystérieuses et à l'épilogue tragique. dans le prisme magique de leurs cavalcades, on voit défiler les attendus d'une fureur de vivre empreinte de désinvolture, et on se dit en pensant à blondin, l'ami des boni, qu'au temps du rock et du twist, de gabin et de montand, de kopa et d'anquetil, toute illusion était plausible.

  • La pêche Melba a son histoire, comme le poulet Marengo ou le homard à l'américaine ou thermidor, inventé celui-là pour fêter le triomphe d'une tragédie de Victorien Sardou.
    Mais pourquoi telle sauce s'appelle-t-elle béarnaise, béchamel, Soubise ou Robert ? Pour quelle raison telle pâtisserie est-elle baptisée amandine ou conversation ? Et qu'en est-il, parmi tant d'autres, des amourettes, du baba, de l'épigramme, de la crêpe Suzette ou des pets-de-nonne ? Voilà ce qu'on peut trouver dans ce petit dictionnaire, qui comprend cinq cents articles illustrés par des citations puisées dans près de trois cent cinquante oeuvres du quatorzième siècle à nos jours.

  • « Soucieux de conjuguer ses diverses passions, Louis énumérait aussi bien les oeuvres complètes d'Alexandre Vialatte ou de Jean Cocteau que les vainqueurs de Paris-Roubaix et, naturellement, ceux du Tour de France. Il aurait mis ou remis volontiers les écrivains sur des vélos, de Nabokov à Cioran. C'était un rêve de gosse éternel. Il parlait souvent de l'émerveillement qu'il avait éprouvé en apprenant que l'auteur de La Tentation d'exister avait découvert la France à bicyclette. Nucéra considérait sûrement ce genre de randonnée vélocipédique comme la meilleure médecine des grandes mélancolies. »

    Vibrant hommage à René Vietto, cette figure légendaire des Tours de France de l'entre-deux-guerres, Le Roi René a été publié pour la première fois en 1976. C'est devenu un grand classique de la littérature sportive.

  • « La gastronomie est-elle un besoin chez l'homme ? Rien n'est moins évident. On ne peut forcer à boire l'âne qui n'a pas soif, ni faire manger l'homme qui n'en a pas envie. L'aspect social de la gastronomie a été mis en valeur depuis longtemps. L'homme seul se nourrit. À deux, il commence à manger. Dès l'origine du monde, une voix s'est élevée : la cuisine sera amicale ou ne sera pas. » Raymond Dumay Cette réédition fait suite à celles de La Mort du Vin en 2006 et de Célébration des alcools en 2008.

  • Au cours de la seconde moitié du siècle, une véritable révolution oenologique est intervenue, dont les grands vins rouges du monde entier sont aujourd'hui les héritiers.
    Cette transformation est due à l'école bordelaise, et principalement à Emile Peynaud. Chercheur, pédagogue, homme de terrain, auteur de nombreuses publications scientifiques et d'ouvrages généraux - son livre Le Goût du vin est une référence sans équivalent - Emile Peynaud a mené sur tous les fronts sa bataille pour une nouvelle oenologie. Conseiller des plus grands crus de Bordeaux (Château Margaux, Lafite-Rothschild, La Mission Haut-Brion, Léoville Las Cases...).
    Il a aussi beaucoup travaillé à l'étranger. Toutes les grandes régions viticoles du monde portent aujourd'hui sa griffe - et celle de ses très nombreux élèves. Le grand oenologue a accepté de retracer dans ces Entretiens cinquante années de vie professionnelle : une aventure passionnante à lire impérativement par tous les amateurs de vin.

  • Le sport aura été, avec le cinéma, une des plus belles inventions de notre siècle.
    Né en Grèce, disparu pendant deux mille ans, redécouvert par les Anglais à la fin du dix-neuvième, il a peu à peu conquis tous les publics et tous les pays. Une conquête magnifique - et pacifique. Il a résisté à tout. A la télévision, qui banalise. À l'argent, qui corrompt. Il a fait triompher, contre ces deux plaies de la vie moderne, ses évidences : la vérité contre l'artifice, le courage vrai, le dépassement de soi, l'esprit d'équipe.
    Chaque jour, il nous rappelle le message de la Grèce : le monde est plein de merveilles, mais la merveille des merveilles, c'est l'Homme. Il a eu ses peintres et ses poètes, de Giraudoux à Hemingway, et de Paul Morand à Antoine Blondin. Sans oublier Montherlant, prince du style, grand parmi les grands, l'auteur du Paradis à l'ombre des épées et de Onze devant la porte dorée. Voici un livre qui prendra place à côté de ces deux chefs d'oeuvre.
    Vladimir Dimitrijevié est aujourd'hui, avec Guy Roux, l'homme qui parle le mieux du football. Lui-même a pratiqué ce jeu depuis l'âge de dix ans, et a été obligé de s'arrêter à dix-huit, à la suite d'un accident. Il nous donne ici un essai lumineux, chaleureux, rempli d'analyses, d'anecdotes, de remarques techniques et psychologiques, de portraits, de souvenirs, sur le Sport-Roi du vingtième siècle.
    Il évoque les grands joueurs, les grandes équipes, les grandes époques. Et l'enfance, qui est l'âme du sport. Un texte où l'intelligence contribue à chaque instant à éclairer la passion. Bernard de Fallois.

  • Le scarabée, J.-H. Fabre l'a étudié et repris tout au long de sa vie. Ainsi regroupés, ces textes nous livrent le cheminement, attentif et patient, d'une pensée qui hésite, se repentit, progresse. Et, au-delà, au terme de cette quête si fructueuse que ses résultats n'ont pas encore été dépassés, au gré d'une écriture sensible et souple, ils nous révèlent la figure exemplaire de ce savant qui sut garder en lui le privilège de s'émerveiller.

  • Les génies rencontrent-ils leur art par hasard ? Probablement pas. Mais les légendes exigent une accroche forte et celle de Muhammad Ali débute avec le vol de son vélo. Un beau vélo bariolé et chromé à 60 dollars, un Schwin, venu illuminer le Noël 1954 du jeune Cassius, alors âgé de douze ans. Furieux et affolé, il sillonne les rues de Louisville jusqu'à ce qu'un type l'oriente vers le Columbia Gym, où l'officier de police blanc Joe Martin occupe son temps libre à la formation de jeunes boxeurs. Cassius est fasciné par l'ambiance, l'odeur de la salle. Le génie vient de découvrir son art. Voilà pour la légende. Mais si fureur il y eut, il s'agissait sûrement d'une colère noire, agrémentée d'une frousse bleue de la réaction de son père, le peintre des enseignes publicitaires de Louisville, tant la vie de Clay-Ali est une histoire de couleurs, à dominante noire... Une biographie livrée tel un long corps à corps.

  • Apôtre du culte de la bonne chère, la littérature abonde en recettes et en anecdotes, en expériences singulières et en copieuses débâcles expérimentales. De l'opulence des tables raffinées aux soupers modestes des ventres creux, de la "haute" à la "basse" cuisine, de la gastronomie nomade aux nourritures presque célestes, cette anthologie réunit une centaine d'auteurs gourmets, gourmands ou même gloutons, pour une célébration des goûts et des saveurs.

  • Prince des épicuriens, Grimod de La Reynière (1758-1838) a élevé la cuisine au rang des beaux-arts. Les repas qu'il organisait sont devenus légendaires grâce aux récits de ses contemporains, qui n'ont pas hésité à les assaisonner d'un peu de fiction pour ajouter à leur pittoresque. On sait moins que Grimod fut aussi un redoutable théoricien de l'art de bien recevoir. En témoigne Variétés gourmandes, choix de textes extraits du Manuel des Amphitryons (1808), de l'Almanach des Gourmands (1803-1812), encore largement inédit, et du journal des Gourmands et des Belles (1806-1807) qui n'a jamais fait l'objet d'une réédition. Une sélection des somptueux menus qu'il avait établis en fonction des saisons complète cette délectable anthologie.

  • Le rugby n'est pas un sport comme le foot, la politique ou la haute finance.
    C'est l'ingrédient corsé d'un art de vivre, le théâtre d'une dramaturgie aux rites compliqués, l'expression d'un patriotisme. Il existe une géographie du rugby, une morale, une esthétique, un langage, des figures légendaires - toute la culture d'un pays où les tuiles sont romaines, les accents chantants et les apéritifs anisés. Denis Tillinac habite ce pays depuis l'adolescence. Il a voulu célébrer, avec sa plume vagabonde, les noces du rugby et de la littérature.
    Tant qu'il y aura des Jenkins et des Cécillon pour commémorer le génie des Boniface ou la bravoure des Herrero, tant qu'on parlera de rugby à Tyrosse ou à La Voulte, la France de la joie de vivre ne sera pas défunte. Ce livre va éveiller de belles nostalgies et susciter quelques polémiques.

  • La cuisine de caroline

    Haedens/Gault

    " Caroline a toujours considéré l'art de la cuisine comme une fête permanente.
    Elle trouvait plaisir à créer des couleurs qui donnaient à quelques-uns de ses plats une certaine splendeur dorée comme une caresse de Vélasquez. Ce plaisir se doublait d'une joie profonde quand autour de sa table venaient s'asseoir les amis. A vrai dire il ne venait jamais quelqu'un d'autre. La cuisine ne tolère que l'amitié. [...] C'est Roger Nimier qui lui a donné le premier l'idée et le désir d'écrire des recettes, de noter des conseils, de livrer au public sa propre expérience.
    Caroline était en cuisine comme en tout la modestie même, et il ne lui serait pas venu à l'idée de composer un livre pour dire ce qu'elle faisait tous les jours. Roger sut lui faire comprendre que ce livre allait créer des instants de bonheur. Avec lui, les recettes ne devaient pas se présenter comme des énigmes, mais comme un guide de la plus grande clarté. Ses conseils ne sont pas des songes, ils désignent point par point une exquise réalité.
    Caroline écrivait souvent le soir quand la nuit venait des Pyrénées et que tout dormait dans la maison, sauf une souris et deux chiens. Même dans les plus petites choses elle engageait son coeur. " KLEBER HAEDENS.

  • Les livres de recettes sont souvent ennuyeux et quelquefois très compliqués. Or la cuisine, pour être agréable, doit être oeuvre de bonne humeur. Mais de quelle cuisine s'agit-il?
    Il y a la cuisine de tous les jours, celle que l'on doit manger pour vivre.
    Il y a la cuisine des réceptions et des fêtes, celle qui fait le gourmand vivre pour manger.
    Il y a enfin la fantaisie, le hasard de la route, l'improvisation des vacances, l'exception en un mot.
    Cette cuisine d'exception n'a jamais encore été codifiée.
    Robert J. Courtine, disciple de Curnonsky, grand prix de littérature gastronomique, vous présente, hors des sentiers battus du quotidien, ses Dimanches de la cuisine, recettes pour toutes les occasions, conseils pour les sorties et les vacances.
    Du pique-nique aux invités du dimanche, du jour sans bonne aux voyages de vacances, de la pêche du mari à la cueillette des enfants, des centaines de plats originaux, pratiques... Et des conseils pour les maris célibataires «aoûtiens».
    De l'humour aussi. Car il n'est pas indispensable qu'un livre de recettes les plus sérieuses soit ennuyeux

  • médecin neuropsychiatre à toulouse, natif de tarbes où il découvrit le rugby, paul voivenel pratiqua ce sport durant ses études puis devint un haut dirigeant, président d'honneur de la fédération française, ami de plusieurs écrivains.
    écrit durant l'occupation en zone libre, ce récit d'un passionné emmêle souvenirs sportifs et considérations sur l'éthique, la guerre, etc.
    il est paradoxalement actuel car, entre les deux guerres, le rugby français était en proie à la menace du professionnalisme : dissidence des grands clubs pour former une " élite ", création du jeu à xiii. avec ses indignations et ses partis pris de supporter toulousain, voivenel nous donne un livre attachant, écrit à la diable avec toute la verve d'un bon gascon.

    />

empty