Pu De Lyon

  • Provocatrice, irrévérencieuse, Christine Angot est devenue, notamment depuis la publication de L'Inceste en 1999, une écrivaine incontournable. Retraçant livre après livre les expériences souvent douloureuses de son double de papier, elle place son écriture sous le signe de la transgression, irritant du même fait une bonne partie de la critique française.
    Francesca Forcolin nous donne à lire dans cet ouvrage la première monographie d'envergure consacrée à celle que l'on a souvent nommée « la reine de l'autofiction ». Très novatrice dans son approche, son analyse s'appuie sur l'exploration de différents mythes : oedipe, Ulysse ou Antigone sont convoqués pour éclairer le parcours de l'écrivaine. L'étude est complétée par un entretien avec Christine Angot, qui permet d'approfondir le rapport de l'auteure à son oeuvre.

  • L'autobiographie religieuse a été pratiquée partout et dans toutes les confessions. Mais c'est en Occident qu'elle a pris un essor fulgurant à partir de 1600. Églises, sectes, congrégations ont massivement publié des récits de conversion ou de persécution, des témoignages d'ascèse, d'extase, d'apparitions... Si le genre n'a cessé de décliner depuis le XVIIIe siècle, son ambition réflexive s'est diffusée dans le roman, la poésie et les écritures du moi.
    Adoptant une démarche géographique résolument originale, Philippe Gasparini se penche dans cet ouvrage sur une zone méconnue de l'espace autobiographique et passe en revue plus de deux cents auteurs, des plus célèbres (Jean-Jacques Rousseau, Thérèse de Lisieux) aux plus oubliés, appartenant aux différentes confessions chrétiennes, orthodoxie comprise, mais également au judaïsme, à l'islam et aux religions orientales. À travers ce tour d'horizon, des itinéraires et des tempéraments se dessinent. Des hommes s'interrogent, des femmes s'affirment. Et un nouveau champ des écritures du moi, jusqu'ici négligé par les universitaires, prend forme.

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