Littérature générale

  • A 52 ans, l'auteur décide de changer radicalement de vie. Il arrive à céder, sans gagner vraiment d'argent, sa société en difficulté et prend une décision radicale: se débarrasser de tout ses biens pour limiter ses possessions à ce qui tient dans un sac de voyage, et partir. Loin. Pour découvrir le monde et écrire. Il n'est pas millionnaire. Loin de là. Mais il lâche tout et part. Pendant presque trois ans, il parcourt l'Océanie et l'Amérique du Sud accompagné de ses auteurs préférés: Bobin, Neruda, ... Partout, il écrit. Mais nous sommes loin du simple récit de voyage: au fil des kilomètres, en voiture, en bus, en moto, l'écrivain prend le dessus sur le voyageur. A travers l'Océanie (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Australie) puis l'Amérique du Sud (Mexique, Guatemala, Honduras, Equateur, Pérou, Chili, Argentine), il construit un récit nourrit de littérature, de poésie, d'imaginaire, de philosophie et de découverte des autres comme des lieux.
    Une qualité littéraire dans la ligne des maîtres Bouvier et Chatwin: un écrivain est né.

  • Rob Greenfield est devenu une figure de l'écologie mondiale. L'homme qui ne possède rien veut convaincre le monde de respecter la nature. Mais on ne peut le résumer à ses pieds nus. Après une enfance complexe, une adolescence d'excès, il a d'abord rêvé d'être millionnaire avant de développer une philosophie de vie aux antipodes. Ce livre raconte la vie et les positions de cet homme hors du commun, avec ses combats, ses certitudes et ses contradictions.

  • Un artiste plasticien construit une oeuvre en bord de mer, en Bretagne, près du village où il vient d'emménager. Les réactions ne se font pas attendre. Violentes. L'oeuvre, défendue par certains, est saccagée par d'autres. Au milieu du tumulte, l'artiste essaie de construire sa vie, ses amours et son oeuvre dans un environnement partagé entre tradition et adaptation.

    Avec une véritable maîtrise de l'écriture, l'auteur nous emporte avec lui dans le tumulte d'une oeuvre, d'une vie et d'un lieu au bord de la mer.

  • Insurrection

    Paolo Pozzi

    • Nautilus
    • 21 Juillet 2010

    Dans un avertissement introductif, l'auteur déclare : «Il y avait alors un mouvement fait de femmes et d'hommes qui pensaient changer le monde. De manière radicale. Ces femmes et ces hommes pensaient que le changer pouvait aussi être marrant. Et même, ou c'était marrant ou ça n'en valait pas la peine. Tout et tout de suite (.) Je me revois jeune et je pense : on nous l'a fait payer cher, mais qu'est-ce-qu'on s'est marrés.» À une époque où, pour rencontrer d'autres gens en dehors de son cercle immédiat, on se fie toujours plus aux écrans, il devient difficile d'imaginer, pour ceux qui ne l'ont pas vécu, la richesse passionnelle, émotive, imaginaire et réflexive du mouvement de 1977. Tel que le restitue simplement et magnifiquement Pozzi, il ressemblait moins à l'élan d'un «tous ensemble» vers un objectif politique déterminé, qu'à l'attraction universelle de corps terrestres, forcément terrestres, lourds de leurs origines, de leurs accents, de leurs catégories sociales, et qui pourtant s'attiraient, se repoussaient, s'aggloméraient, formaient des galaxies, se plaçaient sur des orbites communes pour quelques jours ou quelques mois longs comme des années lumières, et parfois, entraient en fusion.

    La force qui faisait bouger ces individus, c'était d'abord des mots. Des flots de mots. Torrents et tourbillons des polémiques d'assemblées, fleuve amazonien des discours de tant de leaders, paresseux ruisselets des échanges entre camarades au bout des nuits militantes. Les dialogues d'Insurrection, qui occupent la plus grande partie du livre restituent l'esprit d'un temps, où, à côté de la colère contre l'Etat et les patrons, prévalait une allégresse aux mille facettes : de la joie tranquille du coup bien réussi (le bonheur après la tension d'un braquage exemplaire, «una rapina da manuale») à la liesse carnavalesque des autoréductions et de certains cortèges en passant par un goût de l'ironie et de la dérision qui n'épargne personne, surtout pas les plus proches.

  • Vingt ans apres

    Collectif

    Vingt ans après.
    Depuis vingt ans, des militants de l'extrême gauche italienne se sont réfugiés en France, rescapés d'une guerre civile ayant profondément agité leur pays entre 1968 et 1980.
    En vertu de l'engagement de l'État français que l'asile leur serait garanti, ils sont restés. Avec l'extradition en catimini de l'un d'entre eux, Paolo Persichetti, le 24 août 2002, cette parole vient d'être reniée. Profitant de l'hystérie sécuritaire et " anti-terroriste ", les polices française et italienne se sont accordées pour remettre en cause la présence de ces réfugiés italiens dans notre pays.
    Vingt ans d'exil résumés par des documents et des réflexions qui ont marqué les années françaises de ces anciens militants italiens après l'écrasement de leurs rêves révolutionnaires. Les étapes d'une fuite jamais achevée, jamais pleinement réussie, jamais définitivement consolidée pour cause d'obtus désir de vengeance des autorités transalpines. Des pages pour rappel, de façon que le flou métaphorique des photos de Veronica Solari puisse, enfin et pour toujours, être levé.

  • Le spectre rode toujours

    Slavoj Zizek

    • Nautilus
    • 16 Septembre 2002

    Après la chute du mur de berlin, le marxisme a peut-être été enterré un peu trop vite.
    Pourtant, dans sa version troisième millénaire, ultralibérale et mondialiste, le capitalisme est plus sauvage que jamais, certes différemment mais au moins autant qu'à l'époque oú marx rédigeait le manifeste du parti communiste. dans deux essais décapants, l'auteur confronte les problèmes du monde actuel avec les principaux concepts marxistes afin de vérifier s'ils restent toujours pertinents. et si marx n'avait pas tout faux ?.

  • Dans ces deux nouvelles peu connues, les intuitions de l'auteur de " vingt mille lieues sous les mers " rejoignent nos inquiétudes actuelles en ce qui concerne la communication.
    En effet, la première est une anticipation décrivant le contrôle d'un seul homme sur l'information mondiale à travers une préfiguration à la fois de cnn et d'internet. la seconde, à partir du récit d'une escroquerie dans l'amérique des années 1860, constitue une dénonciation des dérives de la publicité, alors pourtant encore dans les limbes.

  • La guillotine carcerale

    Jacqua

    • Nautilus
    • 16 Novembre 2002

    Le 10 décembre 1984, Laurent Jacqua s'est rendu dans un commissariat de police.
    Il y a raconté que c'était lui qui, la veille, agressé avec son amie par un groupe de skins, avait tiré avec une arme à feu qu'il portait sur lui. Un de ses agresseurs était mort. Laurent Jacqua avait dix huit ans. Il allait être condamné à dix ans de réclusion. Pour lui, cette condamnation reste aussi injuste que sa séropositivité révélée en prison. Depuis, sa vie s'est pratiquement déroulée entièrement en détention, ponctuée d'humiliations, de violences subies et commises, d'évasions, de révoltes, de récidives, de cours d'assises, de condamnations s'ajoutant aux condamnations.
    Il a décidé de raconter. Tout. Ceux qui veulent que la condamnation impose le silence seront sans doute, une nouvelle fois, indignés par ce récit. Beaucoup d'autres, il faut l'espérer, entendront ce cri d'un homme qui, quoi qu'il ait fait, vaut ce que valent tous les autres hommes, simplement parce que, membre de la famille humaine, il est leur égal en droit et en dignité.

  • Un voilier nomme kurun - dans le sillage de jacques-yves le toumelin Nouv.


  • le 17 novembre 1983 était créée au mexique l'armée zapatiste de libération nationale (ezln).
    durant dix ans, dans les villages des montagnes du sud-est mexicain, elle s'est forgée dans le silence et le secret, jusqu'au 1er janvier 1994, où plusieurs milliers de combattants de l'ezln occupent sept villes du chiapas. a travers les témoignages d'insurgés, ce livre retrace les dix années de préparation puis les très riches heures, de janvier 1994 à la fin 2003, de la rébellion des plus pauvres qui, en proposant aux mexicains de reconnaître les droits et les cultures des peuples indigènes, en mettant en pratique l'autogouvernement, invitent l'humanité à croire en elle-même.


empty