Langue française

  • A 52 ans, l'auteur décide de changer radicalement de vie. Il arrive à céder, sans gagner vraiment d'argent, sa société en difficulté et prend une décision radicale: se débarrasser de tout ses biens pour limiter ses possessions à ce qui tient dans un sac de voyage, et partir. Loin. Pour découvrir le monde et écrire. Il n'est pas millionnaire. Loin de là. Mais il lâche tout et part. Pendant presque trois ans, il parcourt l'Océanie et l'Amérique du Sud accompagné de ses auteurs préférés: Bobin, Neruda, ... Partout, il écrit. Mais nous sommes loin du simple récit de voyage: au fil des kilomètres, en voiture, en bus, en moto, l'écrivain prend le dessus sur le voyageur. A travers l'Océanie (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Australie) puis l'Amérique du Sud (Mexique, Guatemala, Honduras, Equateur, Pérou, Chili, Argentine), il construit un récit nourrit de littérature, de poésie, d'imaginaire, de philosophie et de découverte des autres comme des lieux.
    Une qualité littéraire dans la ligne des maîtres Bouvier et Chatwin: un écrivain est né.

  • Rob Greenfield est devenu une figure de l'écologie mondiale. L'homme qui ne possède rien veut convaincre le monde de respecter la nature. Mais on ne peut le résumer à ses pieds nus. Après une enfance complexe, une adolescence d'excès, il a d'abord rêvé d'être millionnaire avant de développer une philosophie de vie aux antipodes. Ce livre raconte la vie et les positions de cet homme hors du commun, avec ses combats, ses certitudes et ses contradictions.

  • L'avenir est à la campagne. Mais pas n'importe laquelle: celle qui saura se réinventer pour rester fidèle à ses valeurs tout en attirant de nouveaux métiers, de nouveaux profils, notamment d'anciens citadins. S'appuyant sur une grande enquête, l'auteur montre, avec chiffres, études et témoignages, que la néo-ruralité est la réponse la plus pertinente à la crise économique, environnementale et sociétale actuelle.

    «La quête de sens est de plus en plus présente. D'après un sondage prenant en compte un échantillon de 1000 personnes de 18 à 24 ans, l'argent ne se classe qu'en quatrième position des critères les plus importants pour réussir. La préoccupation première des jeunes est d'avoir une carrière professionnelle épanouissante et guidée par le sens. Cela se matérialise par des choix professionnels tournés vers l'éthique, vers des organisations plus « agiles », au management souple et compréhensif. Cela passe aussi par les choix de consommation en soutenant davantage l'économie locale que les multinationales.

    En somme, le regain d'intérêt pour les campagnes concrétise cette évolution. Le mouvement initié il y a quarante ans semble arriver à maturité. Les campagnes françaises absorbent chaque année une part grandissante de la croissance démographique. Si l'on se replace dans une perspective historique, ce mouvement de néo-ruralisation suit singulièrement les mêmes mécanismes que l'exode rural du XIXe siècle. Se pose alors la question de la cohabitation entre ruraux et néoruraux, deux types de populations opposés par les clichés, mais finalement peu éloignés».

  • De 1883 à nos jours, 15 récits authentiques d'hommes et de femmes confrontés au grand large dans des conditions extrêmes. A force de volonté, de courage et de maitrise, ils réussissent l'impossible. Les héros de ces histoires sont parfois des inconnus du grand public, parfois des personnalités reconnues comme Mike Horn, Isabelle Autissier, Joshua Slocum, Loïc Peyron, Bernard Moitessier,... Tous sont allés au-delà de leurs limites, pour survivre.

  • Rob Greenfield est un écologiste plus que pratiquant : extrême. Son obsession : faire le bien pour la planète. Et cela commence par lui, qui tente de n'avoir aucun impact négatif sur la nature, lors d'un voyage exceptionnel à travers les Etats-Unis, en vélo. Ce qui signifie ne jamais allumer une lumière ni ouvrir un robinet d'eau, trouver de la nourriture bio et locale, sans emballage, et compter sur la nature pour le reste.
    En 104 jours, il va rejoindre San Francisco au Vermont. Et réussir son pari, non sans de nombreuses péripéties. Un voyage initiatique écologique au pays de la surconsommation.

  • En 1928, Virginie Herriot devient championne olympique de voile, seule femme face à des équipages d'hommes. Héroïne nationale, surnommée Madame de la mer ou l'ambassadrice de la mer, quartier-maitre d'honneur de la marine nationale, elle vit en mer sur son voilier de 45 mètres, sillonnant les mers européennes, ignorant les salons auxquels sont statut de riche héritière la destinaient. Ce texte est le recueil de pensées et de récits de voyage qu'elle a laissé inachevé à sa mort prématurée, à 42 ans, en mer.

  • Un artiste plasticien construit une oeuvre en bord de mer, en Bretagne, près du village où il vient d'emménager. Les réactions ne se font pas attendre. Violentes. L'oeuvre, défendue par certains, est saccagée par d'autres. Au milieu du tumulte, l'artiste essaie de construire sa vie, ses amours et son oeuvre dans un environnement partagé entre tradition et adaptation.

    Avec une véritable maîtrise de l'écriture, l'auteur nous emporte avec lui dans le tumulte d'une oeuvre, d'une vie et d'un lieu au bord de la mer.

  • À l'heure où la tolérance semble de plus en plus menacée, il n'est pas inutile de revenir sur les origines d'une idée sans laquelle toute démocratie devient vide de sens.
    Parmi ceux qui ont réussi à l'imposer. Diderot occupe une place particulière car la réflexion sur la tolérance court à travers son oeuvre entière. Dans cette anthologie, ont été réunies ses pages les plus significatives sur ce thème, restituées dans leur contexte. Face à la montée des fanatismes et de l'intégrisme moderne comme à la progression rampante de l'intolérance, elles restent encore d'une actualité brûlante.


  • en 1685, louis xiv codifiait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises, réglementation complétée en 1724 et restée en vigueur jusqu'à l'abolition de 1848.
    connu sous le nom de " code noir ", ce texte jette une lumière terriblement crue, dans sa froideur administrative, sur la condition quotidienne que la france a imposé aux noirs, esclaves ou " libres ", durant près de deux siècles. accompagné d'une introduction de robert chesnais le restituant dans le contexte général de l'histoire de l'esclavage, il est publié ici avec un appareil critique indispensable pour en saisir toutes les dimensions, celles de l'époque et celles d'aujourd'hui.


  • Notre agent en judee

    Franco Mimmi

    • Nautilus
    • 16 Février 2001

    La palestine, il y a deux mille ans.
    Un pays régulièrement secoué par de sanglantes révoltes contre l'occupant romain, en particulier la province de judée. pour y mettre un terme, rome a l'idée de se servir d'un certain jésus qui prêche avec succès un message d'amour et de paix. comme chacun sait, cette tentative de manipulation va mal se terminer.

  • Boxcar Bertha

    Ben Reitman

    • Nautilus
    • 16 Septembre 2000

    Sans loi ni préjugés : les aventures de boxcar bertha, vagabonde du rail dans l'amérique en crise des années 1930.
    Les heurs et malheurs des hobos, ces prolétaires itinérants qui sillonnaient les etats-unis en piratant les chemins de fer. a la fois parcours initiatique, éducation politique et errance aventureuse dans les etats-unis de la grande dépression et du new deal, bertha thompson dite boxcar (wagon de marchandise) nous fait découvrir une autre amérique, celle des laissés pour compte du progrès, des victimes d'une exploitation capitaliste particulièrement féroce.
    Un passionnant récit qui s'inscrit dans la grande tradition, de jack london à jack kerouac, des road novels.

  • Passage à l'acte

    • Nautilus
    • 28 Février 2005

    dans l'atmosphère de l'allemagne en crise des années 60-70, un jeune ouvrier berlinois contestataire bascule dans l'action politique violente.
    son habileté à manier les explosifs lui vaudra le surnom de " bommi ". après des années de vie clandestine ponctuée par des attentats, il décide d'abandonner le terrorisme et de disparaître de la scène militante. ecrit juste après, ce livre est à la fois le récit d'une aventure personnelle hors du commun, un témoignage captivant sur la vie quotidienne des militants d'extrême gauche et une réflexion particulièrement lucide sur les limites de la lutte politique armée.
    publié en france en 1976, sous le titre tupamaros berlin-ouest, ce livre a vite été considéré comme un classique de la littérature militante mais était indisponible depuis très longtemps.

  • Dès que l'on parle de résistance passive ou d'objection de conscience, le nom de Henry David Thoreau est généralement invoqué.
    Son écrit le plus célèbre, De la Désobéissance civile (dont le titre originel Résistance au gouvernement civil a été préféré ici), fait figure de classique de la littérature engagée. Cependant, l'auteur ne saurait être réduit à un simple apôtre de la non-violence. Son combat contre l'esclavage a fini par le conduire à faire l'apologie de l'insurrection armée, notamment en soutenant (de même que Victor Hugo) l'action de John Brown, pendu pour avoir pris les armes afin de libérer les esclaves.
    Penseur finalement méconnu en dépit de sa popularité, Thoreau montre que, dans certains cas, la violence peut s'avérer nécessaire. Nouvelle traduction, introduction, présentation et notes de Robert Chesnais.

  • Ce livre éclairant montre comment l'idéal libertaire et la profusion des utopies nourrirent, dans la paysannerie russe comme dans le mouvement ouvrier, les revendications qui débouchèrent sur les premières grandes révoltes contre le gouvernement tsariste au début du xxe siècle, puis sur la révolution de 1917.
    Après s'être appuyés sur les anarchistes pour s'emparer du pouvoir, lénine et trotski ne tardèrent pas à se retourner contre eux pour les écraser impitoyablement au nom de la " dictature du prolétariat ". en 1921, la fin tragique de l'épopée de makhno et l'échec sanglant du soulèvement des marins de kronstadt sonnèrent le glas des aspirations libertaires dans ce qui était redevenu un empire, gouverné par la police et le " complexe militaro-industriel ".
    Ce n'est pas un hasard si les audaces de l'avant-garde futuriste - immortalisées par le poète maïakovski ou le peintre malevitch - furent alors bridées puis étouffées au profit du conformisme servile qu'incarne le " réalisme socialiste ". la bureaucratie léniniste fit ainsi table rase des penchants utopiens qui avaient failli, en ébranlant si violemment le " despotisme oriental ", changer radicalement la face du monde.

  • Debord contre Debord

    Toulouse La Rose

    • Nautilus
    • 3 Décembre 2010

    C'est à partir de 1974 que j'ai commencé à me passionner pour l'agitation situationniste.
    De 1982 à sa mort en 1994, Guy Debord a vécu avec moi, sans jamais m'avoir rencontré. C'est lui qui m'a appris que le pouvoir n'était pas au bout du fusil et que la peinture était au bout du rouleau. Depuis, mes positions sur ces thèmes ont beaucoup évolué ; sauf celles de la peinture, bien sûr...

  • Le reve en armes

    • Nautilus
    • 25 Octobre 2001

    Déclenchée en juillet 1936, pour contrer le putsch des militaires nationalistes, la révolution espagnole tire son énergie formidable des élans communautaires et vindicatifs du peuple libertaire.
    La confédération nationale du travail (cnt), qui s'est bâtie et renforcée dans la lutte contre toutes les oppressions, est alors le syndicat majoritaire dans la classe ouvrière espagnole. dans le camp républicain, c'est la gauche au pouvoir qui se charge de la besogne contre-révolutionnaire. alors que la guerre civile fait rage, elle se hâte de liquider les acquis de l'insurrection de juillet la collectivisation des terres et des entreprises, l'ébauche d'une abolition de l'argent et de l'etat.
    Et sa tâche répressive se trouve facilitée par la cécité complaisante des chefs anarcho-syndicalistes, que l'union sacrée contre le fascisme conduit à renoncer à leur programme d'instauration du " communisme libertaire " : après avoir été en situation de décider de tout, les dirigeants de la cnt choisissent la collaboration de classes, la militarisation et la guerre civile. ils sabordent l'insurrection permanente en renonçant à l'armement et à l'autonomie des milices ouvrières - sans lesquelles ils ne peuvent être rien d'autre que la caution libertaire d'un régime autoritaire voué à la catastrophe.
    En mai 1937, la sanglante provocation stalinienne de barcelone sonne le glas de la révolution : piétinant l'utopie qui anime leur propre base, les responsables de la cnt se plient, bon gré mal gré, aux exigences de l'etat et de l'économie de guerre. l'épuration qui s'ensuit, au sein de la zone républicaine, apparaît comme un prélude à la persécution massive que connaîtra le pays tout entier après la victoire de franco et de ses sbires - dont le triomphe annonce à son tour les plus sombres heures de l'histoire de l'europe.

  • Viet nam 1920-1945

    Ngo Van

    • Nautilus
    • 26 Septembre 2000

    Si la guerre d'indochine puis celle du viêt-nam sont (à peu près) bien connues, la période précédente l'est beaucoup moins.
    En particulier, l'entre deux-guerres fut un moment capital qui vit, tant à paris qu'à hanoï ou saigon, un formidable bouillonnement militant qui contribua de manière décisive aux futurs combats pour l'indépendance. ce sont ces deux décennies déterminantes qui sont retracées dans ce livre, à la fois somme historique soigneusement documentée et témoignage de première main puisque l'auteur a personnellement participé à ce mouvement.

  • Que se vayan todos!

    Dives Chesnais

    !que se vayan todos! " qu'ils s'en aillent tous ! " crient les argentins à propos de leurs dirigeants incapables autant que corrompus, dans un pays ravagé par l'ultralibéralisme et la mondialisation du capital.
    Poussées à la misère par leurs propres possédants ainsi que par les diktats du fmi et de washington, sans oublier paris et madrid, les classes populaires comme les classes moyennes sont, depuis décembre 2001, en soulèvement permanent, cherchant une issue à leur situation désespérée à travers des formes originales d'organisation et de lutte. ce livre permet de comprendre les raisons profondes de la crise actuelle en argentine, de connaître le détail des événements et d'en évaluer les conséquences tant pour le pays lui-même que pour l'amérique latine.

  • Insurrection

    Paolo Pozzi

    • Nautilus
    • 21 Juillet 2010

    Dans un avertissement introductif, l'auteur déclare : «Il y avait alors un mouvement fait de femmes et d'hommes qui pensaient changer le monde. De manière radicale. Ces femmes et ces hommes pensaient que le changer pouvait aussi être marrant. Et même, ou c'était marrant ou ça n'en valait pas la peine. Tout et tout de suite (.) Je me revois jeune et je pense : on nous l'a fait payer cher, mais qu'est-ce-qu'on s'est marrés.» À une époque où, pour rencontrer d'autres gens en dehors de son cercle immédiat, on se fie toujours plus aux écrans, il devient difficile d'imaginer, pour ceux qui ne l'ont pas vécu, la richesse passionnelle, émotive, imaginaire et réflexive du mouvement de 1977. Tel que le restitue simplement et magnifiquement Pozzi, il ressemblait moins à l'élan d'un «tous ensemble» vers un objectif politique déterminé, qu'à l'attraction universelle de corps terrestres, forcément terrestres, lourds de leurs origines, de leurs accents, de leurs catégories sociales, et qui pourtant s'attiraient, se repoussaient, s'aggloméraient, formaient des galaxies, se plaçaient sur des orbites communes pour quelques jours ou quelques mois longs comme des années lumières, et parfois, entraient en fusion.

    La force qui faisait bouger ces individus, c'était d'abord des mots. Des flots de mots. Torrents et tourbillons des polémiques d'assemblées, fleuve amazonien des discours de tant de leaders, paresseux ruisselets des échanges entre camarades au bout des nuits militantes. Les dialogues d'Insurrection, qui occupent la plus grande partie du livre restituent l'esprit d'un temps, où, à côté de la colère contre l'Etat et les patrons, prévalait une allégresse aux mille facettes : de la joie tranquille du coup bien réussi (le bonheur après la tension d'un braquage exemplaire, «una rapina da manuale») à la liesse carnavalesque des autoréductions et de certains cortèges en passant par un goût de l'ironie et de la dérision qui n'épargne personne, surtout pas les plus proches.

  • Juillet 1936.
    Lorsque éclate en espagne l'insurrection fasciste, les anarchistes de la cnt et de la fai prennent aussitôt les armes, s'organisant en des structures combattantes originales : les colonnes.
    Ce livre raconte l'histoire de l'une d'elles, la colonne de fer, créée à valence et qui livra sa première bataille le 12 août sur le front de teruel. comme toutes les autres, elle fut dissoute en mars 1937 sous la pression des communistes pour être intégrée à l'armée.
    Entre ces deux dates s'est déroulée non seulement une épopée militaire mais aussi une lutte intense contre les forces réactionnaires qui entraînent la république espagnole vers un désastre inéluctable.

  • Vingt ans apres

    Collectif

    Vingt ans après.
    Depuis vingt ans, des militants de l'extrême gauche italienne se sont réfugiés en France, rescapés d'une guerre civile ayant profondément agité leur pays entre 1968 et 1980.
    En vertu de l'engagement de l'État français que l'asile leur serait garanti, ils sont restés. Avec l'extradition en catimini de l'un d'entre eux, Paolo Persichetti, le 24 août 2002, cette parole vient d'être reniée. Profitant de l'hystérie sécuritaire et " anti-terroriste ", les polices française et italienne se sont accordées pour remettre en cause la présence de ces réfugiés italiens dans notre pays.
    Vingt ans d'exil résumés par des documents et des réflexions qui ont marqué les années françaises de ces anciens militants italiens après l'écrasement de leurs rêves révolutionnaires. Les étapes d'une fuite jamais achevée, jamais pleinement réussie, jamais définitivement consolidée pour cause d'obtus désir de vengeance des autorités transalpines. Des pages pour rappel, de façon que le flou métaphorique des photos de Veronica Solari puisse, enfin et pour toujours, être levé.

  • De l'amérique à l'asie en passant par l'europe, henri cartier-bresson a saisi 1'exploitation et l'oppression des hommes, un parcours qu'il a voulu ponctuer de réflexions de bakounine.
    Cette traversée du siècle écoulé se conclut sur un espoir résolument réaliste, celui d'un "autre futur". pour beaucoup, ce sera l'occasion de découvrir une facette inattendue mais capitale du grand photographe.

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