Sciences humaines & sociales

  • Collection dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Montaigne Essais - Livre premier A l'âge de trente-sept ans, Montaigne se retire parmi ses livres. S'il veut désormais vivre en leur compagnie, et d'une certaine façon commenter leurs leçons, c'est moins pour les redire que pour se considérer lui-même à travers eux. Voici donc un portrait de Montaigne : portrait déconcertant puisque son auteur, qui pourtant publie ce livre, semble vouloir détourner le lecteur de s'attarder «en un sujet si frivole et si vain». Un maître de sagesse ? Même si des générations de moralistes ont vanté la sagesse de Montaigne, pour lui, il se garde de cette posture. Il lui suffit d'essayer d'être lui-même, mais il sait ? et nous apprend ? combien c'est là chose difficile. Qu'il entretienne ses lecteurs de la peur, du pédantisme, de l'éducation ou de l'amitié, c'est lui-même qu'il veut leur donner à entendre, sans complaisance mais aussi sans feinte humilité. Ce premier Livre, c'est un peu le livre des efforts de Montaigne pour parvenir à façonner sa voix.

    L'édition proposée ici reproduit celle de 1595. C'est dans cette édition en effet - ou l'une de ses descendantes - que pendant les deux siècles qui suivirent la mort de l'auteur les Essais ont été lus ; nous en avons modernisé l'orthographe tout en en respectant la ponctuation, la disposition, et en la faisant précéder de la préface de sa première éditrice, Marie de Gournay. Cette petite révolution renouvellera sans doute, pour bien des lecteurs, la lecture des Essais.

  • Collection dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Montaigne Essais - Livre second Publié en même temps que le Livre I, en 1580, ce deuxième Livre en poursuit le dessein. Mais il comporte aussi un curieux chapitre, de loin le plus long des Essais puisqu'il occupe à peu près la moitié de ce Livre : l'«Apologie de Raimond de Sebonde». Montaigne, qui a traduit intégralement la Théologie naturelle du théologien catalan, s'y essaie à une attitude philosophique difficile et exigeante, celle du scepticisme, sans pourtant l'affirmer. Est-ce parce qu'il n'y adhère que par provision ? Est-ce parce que l'affirmation du scepticisme reviendrait à le dénaturer, le scepticisme contestant toute affirmation, fût-ce de lui-même ? A qui cherche des certitudes, Montaigne n'offre que cette incertitude, si inconfortable mais si séduisante : par là il inaugure profondément la modernité.

    L'édition proposée ici reproduit celle de 1595. C'est dans cette édition en effet - ou l'une de ses descendantes - que pendant les deux siècles qui suivirent la mort de l'auteur les Essais ont été lus ; nous en avons modernisé l'orthographe tout en en respectant la ponctuation, la disposition, et en la faisant précéder de la préface de sa première éditrice, Marie de Gournay. Cette petite révolution renouvellera sans doute, pour bien des lecteurs, la lecture des Essais.

  • L'Ethique parut en 1677, après la mort de Spinoza.
    Par sa perfection formelle de diamant taillé et par son monisme déterministe intransigeant, proche d'une " ivresse de Dieu " (Novalis) ou d'un " athéisme poli " (Henri Gouhier), l'oeuvre manifesta immédiatement son pouvoir de subversion. Elle ouvrit et rendit possibles le XVIIIe siècle et les Lumières. Aujourd'hui, sa fécondité reste entière. Une nouvelle traduction française, rigoureusement argumentée, et un nouveau regard prenant en compte l'ensemble de l'ouvrage révèlent l'Ethique comme une philosophie du désir accompli et de la joie extrême.
    Par son cheminement vers " l'homme libre " et vers " la félicité ", elle rend possible la naissance d'une philosophie contemporaine qui soit à la fois une sortie de crise et une éthique de la vraie vie. Une étude introductive approfondie et des commentaires largement développés éclairent la cohérence conceptuelle et le propos existentiel de l'oeuvre en même temps qu'ils justifient les choix du traducteur.

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  • Ce texte, publié en 1840, rendit célèbre Pierre-Joseph Proudhon grâce à une impérissable formule : « La propriété, c'est le vol. » Pour Proudhon, le capitalisme est l'apothéose d'une extorsion invisible.
    Le rassemblement productif des travailleurs dégage une force collective supérieure à la somme des forces de ces travailleurs pris isolément. Or la propriété privée des moyens de production autorise le capitaliste à rémunérer le travailleur sur la seule base individuelle de ce qu'il aurait produit s'il avait été placé hors de la force collective de production. Le propriétaire du capital empoche la différence ; ce surplus est le profit capitaliste, que Proudhon appelle l'aubaine.
    Toute la question économique de la justice est de répartir cette plus-value sans accaparement ni spoliation. En notre temps de crise du capitalisme, est-il question plus urgente ?
    La lecture du texte provocateur de Proudhon nous en prouve l'actualité. Saurons-nous y répondre mieux que lui ?

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  • Les deux innovations définitives du livre sont d'abord l'interprétation du phénomène dionysien chez les Grecs - il en donne pour la première fois la psychologie, il y voit l'une des racines de l'art grec tout entier ; et ensuite l'interprétation du socratisme. Socrate y est présenté pour la première fois comme l'instrument de la décomposition grecque, comme le décadent type. La « raison » s'oppose à l'instinct. La « rationalité » à tout prix apparaît comme une puissance dangereuse, comme une puissance qui mine la vie. Friedrich Nietzsche. Premier livre publié de Nietzsche (1872), La Naissance de la tragédie porte l'empreinte massive de la complicité intellectuelle qui, à l'époque, unissait le philosophe avec Richard Wagner, mais aussi de l'inßuence de Schopenhauer. Comme l'écrira André Gide, « dès ce premier ouvrage, l'un des plus beaux, Nietzsche s'affirme et se montre tel qu'il sera : tous ses futurs écrits sont là en germe ». A partir de sa réßexion sur l'art, où il distingue entre l'apollinien et le dionysien pour définir les grandes catégories du rêve et de l'ivresse, de la parole et de la musique, du serein et du mélancolique, de l'optimisme et du pessimisme, le penseur fixe le cadre général de sa réßexion et amorce les grands développements de la thèse - qu'il affinera encore par la suite - d'un Socrate, agent de la décadence grecque.Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • L'Introduction à la philosophie de l'histoire offre les deux versions de l'Introduction générale à la fameuse Philosophie de l'histoire, précédemment éditée en intégralité dans la collection « La Pochothèque », sous la direction de Myriam Bienenstock (2009).La présente publication correspond dans ce format au volume bien connu de la collection 10x18, intitulé La Raison dans l'histoire, le texte assurément le plus diffusé de Hegel, et largement étudié en classe de Terminale, mais elle s'en distingue à plusieurs titres. L'édition et la traduction du texte (version de 1822 revue en 1828, et version de 1830) ont une valeur scientifique que n'avait pas le travail de K. Papaioannou, publié en 1965 chez 10x18. Le texte de Hegel est en outre précédé d'une introduction substantielle, et il s'accompagne de notes explicatives, ainsi que d'un dossier des plus étoffés (choix de textes complémentaires majeurs de Hegel sur la philosophie de l'histoire; de textes de référence antérieurs ou postérieurs à Hegel, de Lessing, Kant, Kierkegaard, Marx, Nietzsche, Ritter; de textes critiques contemporains notamment sur la use de la raison, et la question de la fin de l'histoire). Le volume, par sa qualité et sa conception, est donc destiné à s'imposer comme édition de travail de référence sur ce texte majeur, aussi bien pour le public de Terminale qu'à l'Université.

  • La collection lettres gothiques offre au public le plus large un accès direct, aisé et sûr, à la littérature du moyen âge. un accès direct en mettant sous les yeux du lecteur le texte original ; un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et à des notes nombreuses ;
    Un accès sûr grâce au soin dont font l'objet la présentation du texte et son commentaire.
    La collection lettres gothiques propose ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.

    La consolation de philosophie de boèce est un des textes fondateurs de la civilisation occidentale et, pour le moyen âge, un modèle littéraire, poétique, philosophique, moral et spirituel dont on ne dira jamais assez l'importance. conseiller du roi théodoric, boèce est arrêté en 524, torturé, et c'est dans la prison où il attend son exécution qu'il compose cette oeuvre d'une profondeur et d'une beauté stupéfiantes.
    Il n'est guère de question philosophique qu'il n'aborde, en se fondant sur son immense culture, nourrie de la pensée grecque, et à laquelle il n'apporte de réponse originale et vigoureuse. quant à la trame littéraire de l'ouvrage, à sa composition, à ses figures, à ses images, elles n'ont cessé d'être imitées dans les siècles ultérieurs et d'inspirer les poètes.

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  • Paru en 1689, l'Essai sur l'entendement humain de Locke achève de reconfigurer le paysage philosophique de la modernité.
    La philosophie reçoit désormais pour tâche non plus d'augmenter notre connaissance des choses, mais d'en analyser les matériaux ? les idées ? et d'en donner la critique. Elle voit dans l'homme un être voué à la sensation, au désir et à l'inquiétude, qui ne peut plus se prévaloir des ressources de l'innéité ou de l'inspiration divine. De là la question provocante qui sous-tend l'ouvrage et lui donne son entière actualité : comment rendre pensables et possibles la rationalité, la responsabilité morale, ou la croyance religieuse ? La traduction présentée ici est celle de Pierre Coste, entreprise sous la supervision de Locke.
    C'est dans cette traduction remarquable que l'ouvrage fut diffusé et connu au XVIIIe siècle, irriguant profondément la pensée des « philosophes » français des Lumières, et suscitant les discussions critiques tant de Leibniz que de Kant.

  • Collection dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Montaigne Essais - Livre troisième En 1588, Montaigne donne une nouvelle édition des Essais, «augmentée», dit la page de titre, «du troisième livre et de six cents additions aux deux premiers». Cette marche en avant mais aussi ces incessants retours sur soi définissent bien un discours qui ne se tient jamais pour définitif. Tout juste Montaigne choisit-il de ne plus multiplier les chapitres, mais de les faire désormais amples et longs, réclamant de son lecteur une attention plus soutenue. Ce n'est pas que Montaigne croie mériter de le retenir par une sagesse désormais plus assurée. S'il est évidemment «envieilli», «assagi», dit-il, «je ne le suis certes pas d'un pouce». Il laissait à sa mort la matière d'une nouvelle édition, soigneusement préparée, mais encore inachevée, comme si le dessein des Essais impliquait fondamentalement l'inachèvement.

    L'édition proposée ici reproduit celle de 1595. C'est dans cette édition en effet - ou l'une de ses descendantes - que pendant les deux siècles qui suivirent la mort de l'auteur les Essais ont été lus ; nous en avons modernisé l'orthographe tout en en respectant la ponctuation, la disposition, et en la faisant précéder de la préface de sa première éditrice, Marie de Gournay. Cette petite révolution renouvellera sans doute, pour bien des lecteurs, la lecture des Essais.

  • Michel Onfray Théorie du corps amoureux Pour en finir avec la monogamie, la fidélité, la procréation, la famille, le mariage et la cohabitation associés, Michel Onfray redéfinit le désir comme excès, le plaisir comme dépense, et invite à une théorie du contrat appuyée sur la seule volonté de deux libertés célibataires. Contre le modèle chrétien qui préside toujours à la définition de la relation entre les sexes, il propose une relecture des philosophes matérialistes et sensualistes de l'antiquité gréco-romaine.
    Michel Onfray oppose l'idéal ascétique pythagoricien, juif, platonicien et chrétien - qui suppose la misogynie, la haine du désir et des plaisirs, la condamnation de la chair, le mépris du corps, le pouvoir absolu du mâle - à l'idéal hédoniste cyrénaïque, cynique, épicurien, qui invente la liberté amoureuse, la chair sans culpabilité, le célibat joyeux et l'égalité libertine des hommes et des femmes.
    Contre la vie mutilée, ce livre invite à une érotique solaire entièrement indexée sur ses pulsions de vie et refuse radicalement les pulsions de mort. Il propose de répondre à la question : comment rester libre dans la relation amoureuse ? et, pour ce faire, invite à déchristianiser l'éthique, à réaliser un féminisme libertin, à promouvoir un éros léger, ludique, et à formuler une physiologie des passions qui permette un art de rester soi dans le rapport à autrui.

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  • Manuscrit inachevé de Descartes qui souhaitait exposer l'ensemble de sa philosophie sous la forme d'un dialogue, le seul qu'il ait rédigé.Manuscrit inachevé de Descartes qui souhaitait exposer l'ensemble de sa philosophie sous la forme d'un dialogue, le seul qu'il ait rédigé.

  • Cet ouvrage met en lumière l'un des aspects les plus scandaleux et les plus mystérieux de la vie du marquis de Sade : sa liaison avec sa jeune belle-soeur, Anne-Prospère de Launay, âgée de dix-sept ans et chanoinesse bénédictine. Après vingt années de recherches, Maurice Lever a découvert les lettres échangées entre les deux amants, enfouies dans les archives familiales. Liaison scandaleuse, orageuse, où se jouent les aspirations du marquis à la rédemption par l'amour. Espoir brisé par sa propre infidélité, que la jeune femme ne pourra pardonner, et qui entraînera la rupture définitive. Outre cette correspondance, paraissent ici six lettres du marquis à sa femme, révélant ses aspirations à la pureté.

  • Démystifier l´épreuve de philosophie au bac par l´exemple et les conseils pédagogiques, telle est l´ambition de ce livre.
    A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, dix professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l´étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace.
    Ce ne sont pas des « annales du bac », mais une propédeutique de la méthode philosophique.

  • En 1749 se produit une rupture majeure dans la pensée de Denis Diderot. Elle va à la fois le conduire en prison et donner une impulsion décisive à sa démarche philosophique. Jusqu'à cette date, Diderot abordait la compréhension de la matière vivante - son apparition, son évolution et sa reproduction - dans le cadre d'une explication créationniste déiste, la seule admise à son époque. Ce postulat de l'origine divine du vivant l'empêchait de renoncer à la foi. Or, une expérience biologique célèbre le convainc qu'il est possible de concevoir l'ensemble des phénomènes vitaux à partir des seules propriétés de la matière, en faisant l'économie de toute intervention de Dieu.

    Destiné avant tout aux élèves de terminale et aux étudiants de premier cycle, ce livre présente les éléments conceptuels et scientifiques essentiels pour aborder la philosophie de Diderot.

  • La pensée politique de Jean-Jacques Rousseau, mort il y a trois siècles, conserve une étonnante actualité, notamment sur les thèmes de la démocratie et de la représentation.
    Ce livre est destiné à alimenter la réflexion des citoyens qui aujourd'hui s'interrogent sur le sens que peut encore avoir la politique. Il s'adresse à tous ceux qui ne se résignent pas à la dégradation actuelle des formes politiques et cherchent à en inventer d'autres, propres à réconcilier la citoyenneté de chacun avec les exigences collectives de la vie sociale. L'ouvrage est composé de deux parties complémentaires : un exposé de la philosophie politique de Jean-Jacques Rousseau, accessible à un large public, suivi de textes (de Rousseau ou d'autres auteurs) qui éclairent et précisent cet exposé, et de quelques analyses qui sont autant d'invitations à poursuivre la réflexion.

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    Dans l'introduction à l'étude de la médecine expérimentale (1865), claude bernard, biologiste éminent et professeur de médecine au collège de france, ne se contente pas de fixer les règles de la méthode expérimentale; en exhortant à expérimenter sur le vivant, et en montrant la dépendance de la pathologie et de la thérapeutiqueà l'égard de la physiologie, il pose les fondements empiriques et conceptuels de la médecine moderne.
    Dans sa présentation, fabrice gzil met en relief les enjeux contemporains de cette démarche : de fait, les réflexions de claude bernard sur les intérêts et les limites des modèles animaux, son analyse des problèmes liés à l'expérimentation sur les sujets humains,ou encore son plaidoyer en faveur de l'articulation entre la clinique et la recherche médicale, font de l'introduction une référence fondatrice pour aborder les questions que rencontre la médecine à l'heure actuelle.

  • Le bon roi Henri aimait les femmes et multiplia les conquêtes : Gabrielle d'Estrées bien sûr, mais aussi Henriette d'Entragues ou Charlotte de Montmorency. Amant souvent trompé, mari toujours infidèle, il laissa une correspondance abondante. Dans cette correspondance qui couvre près de 25 ans, il se montre sentimental et libertin, maniant l'humour, la malice et le mensonge.

  • C'est ici non pas l'un des plus grands succès du xviie siècle, mais sans doute le plus grand et le plus durable : pas moins de quarante éditions se succèdent entre 1614 et 1758. Longtemps les lecteurs les plus avisés, comme le marquis de Sade, Jean Potocki, Charles Nodier ou encore Stendhal, Alexandre Dumas et Barbey d'Aurevilly se plairont à la lecture d'un livre qu'ils n'hésiteront pas à piller.
    A la vérité, on tient dans les Histoires tragiques moins un titre parmi d'autres qu'un genre né pendant l'Antiquité et qui participe tout à la fois du fait divers, de l'anecdote et de la nouvelle. Le sang, la volupté et la mort y règnent, en partage avec la cruauté et le diable. Les personnages font le mal ou s'y prêtent sans état d'âme. La confession et, parfois, la contrition, viennent à la fin, comme pour rappeler qu'on nous a conté l'horreur et le péché sans autre intention que de nous les donner à haïr.
    Tout est construit sur cette équivoque cafarde qui entretient la gourmandise des lecteurs auxquels sont découverts les plus bas instincts dans l'intention de les morigéner. Personne ne s'y est trompé, à commencer par Sade.
    Notre édition reproduit le seul texte revu et corrigé par l'auteur, celui de 1619.

    Edition établie, présentée et annotée par Anne de Vaucher Gravili.
    Texte intégral.

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