Arts et spectacles

  • Lys de cristal

    Jean-Baptiste Leroux

    • Ecumes
    • 18 Mai 2006

    Dans le cadre d'une nouvelle collection de livres mêlant intimement littérature et photographie, ce livre nous emmène dans les plus grands temples médiévaux de l'Inde.: Khadjuraho, Mahabalipuram, Madurai'c A la recherche du mystère et de la poésie qui habite ces temples, le photographe a voulu évoquer la magie mystique et le mystère de ces statues de pierre.
    C'est la raison pour laquelle il a été décidé de mêler les photographies en noir & blanc et en couleur, et de privilégier une lumière douce, celle de l'aube ou du crépuscule, celle des dieux. L'émotion dégagée par les statues égale celle des personnes qui hantent ces temples, simples pèlerins venus honorer leurs dieux ou humbles saddhus axu regards pénétrants.

  • ««C'est après la pluie qu'il faut voir Venise», répétait Whistler : c'est après la vie que je reviens m'y contempler. Venise jalonne mes jours comme les espars à tête goudronnée balisent sa lagune ; ce n'est, parmi d'autres, qu'un point de perspective», écrivait Paul Morand dans Venises.
    En écho à la figure de proue des gondoles - dont six barres évoquent les six sestieri («quartiers») de la ville, l'autre, en sens opposé, l'île de la Giudecca, et dont la ligne sinueuse dessine la courbe du Grand Canal -, les pages nous mènent en un lent cheminement d'une rive à l'autre, de la pointe de la Dogana jusqu'à l'église des Scalzi et à la gare ferroviaire, lieu de tant d'ailleurs.
    Venise à fleur d'eau, où l'eau semble, parfois, sourdre doucement des pierres. Venise essentielle, quasi dépeuplée, dont les courbes semblent le reflet des ferronneries patriciennes, où les couleurs ont le chatoiement élégant des tissus fortuniens. Proust appelait Venise le «haut lieu de la religion de la Beauté» : voici la beauté méconnue d'une ville aux ciels voilés et opalescents de novembre, quand tout s'y tait, que seuls les frémissements de l'air et de l'eau s'effacent devant les calli, les campi, les palais et les églises, les demeures plus modestes, le marché aux poissons de Rialto, vide. Contrepoint des images et, avec elles, la poésie toujours renouvelée d'une ville profonde et intérieure, où l'hier et l'aujourd'hui se confrontent et s'entremêlent tour à tour.
    «Quand je cherche un synonyme pour musique, je ne trouve jamais que ce mot, Venise», avouait Nietzsche : Venise est une musique mystérieuse où il est vital de se perdre.

  • Le poète Salah Stétié a tenu à composer une belle encyclopédie de l'oasis. Plus qu'une évocation d'un lieu préservé où le combat pour la fertilité semble gagné, ce livre s'engage dans l'histoire et la légende des peuples du Sahara pour un merveilleux voyage.

  • L'ouvrage retrace l'histoire du palais de Compiègne et de son domaine, depuis le premier « palais royal » dont on attribue la construction à Clovis jusqu'à la résidence impériale de Napoléon III.
    Très appréciée par les générations de souverains qui l'occupèrent, la demeure connut de nombreux aménagements et modernisations au long des règnes. Louis XV, notamment, fit entreprendre de grands travaux qui donnèrent à Compiègne son visage actuel. Les plus grands architectes du temps furent chargés de ces importantes transformations : Robert de Cotte, Jacques Gabriel puis son fils Ange Jacques.
    Petits et grands appartements, salon de musique et théâtre, parc et dépendances, objets d'art et mobilier font l'objet d'une visite richement illustrée, accompagnée de légendes commentées apportant un éclairage tant sur le mobilier, les objets et les oeuvres d'art qui décorent les lieux, que sur la vie quotidienne qui s'y déroulait.

  • Les palais et jardins royaux du Maroc, le titre invite à la rêverie, surtout lorsqu'on parle d'une contrée au climat relativement aride.
    Ériger de beaux édifices et tenter de faire reculer le désert dans ce pays est le défi permanent de l'homme : creuser des puits, faire jaillir de l'eau, aménager des canaux et des ruisseaux, pour, enfin, créer des jardins, univers fertiles et luxuriants... Comment l'art des jardins a-t-il pu naître et se développer dans de telles Conditions ? Tout d'abord grâce au pouvoir monarchique qui régna sans discontinuer pendant plus de mille ans, assurant par la maîtrise politique et technique de l'eau, le développement de ces résidences royales aux jardins merveilleux, tant chantés par les lettrés musulmans.
    De ce point de vue, les sites de Fès, Marrakech, Rabat et Meknès, capitales d'empire, furent remarquablement choisis. Véritables cités hydrauliques, ces quatre villes et leurs palais étaient dotés de différentes techniques d'adduction d'eau. Ensuite, l'héritage spirituel, empreint d'images du paradis tel que promis aux fidèles, incita les musulmans à créer et à multiplier les jardins terrestres supposés imiter, certes de façon toujours imparfaite, le jardin d'Éden.
    Enfin, les apports culturels d'Orient suscitèrent une floraison d'oeuvres majestueuses que le Maroc musulman réalisa admirablement, dans le cadre d'une civilisation hispano-mauresque brillante dont il est encore le principal héritier. Ce livre explore les jardins royaux du Maroc selon un cheminement à la fois généalogique, patrimonial et esthétique. De l'agdâl, grand jardin planté aux bassins immenses où se reflètent les pavillons exquis destinés aux plaisirs des princes, aux riyâd, jardins intérieurs aux jets d'eau rafraîchissants, toute une combinaison hiérarchisée d'espaces verdoyants se compose harmonieusement, selon une logique de structuration de l'architecture des palais royaux marocains : extérieur/intérieur et privé/public.
    Au confluent de 1'Espagne mauresque et de l'Orient arabe, une riche tradition artistique s'y est développée ; palais et jardins témoignent donc d'une virtuosité exceptionnelle et d'un savoir-faire remarquable. Cet ouvrage en restitue la beauté et la magnificence.

  • Flâner dans les allées du Jardin inférieur du palais de Peterhof ; méditer sur les paysages enneigés du château de Neuschwanstein ; grimper jusqu'au domaine de Rocagel, jardin secret des Grimaldi ou encore accoster sur l'îlot enchanteur de Drottningholm près de Stockholm... vous voici embarqués pour un fabuleux voyage dans les plus beaux jardins du monde ayant appartenu ou appartenant encore à des familles royales. Par leur influence et leur goût, celles-ci ont laissé à la postérité des jardins inoubliables qui occupent toujours une place exceptionnelle dans l'histoire de l'art et des jardins. Cette balade, à travers une quinzaine de pays, est introduite par Stéphane Bern et formidablement illustrée par les photographies de Jean-Baptiste Leroux.

  • Cet ouvrage nous invite à découvrir Monaco, « un pays où les frontières ne sont que fleurs...» selon Colette, au rythme du temps qui passe, au fil d'ambiances délicatement colorées saisies par le photographe Jean-Baptiste Leroux.Artiste fasciné par la lumière, Jean-Baptiste Leroux vient et revient sur un même paysage à des heures différentes pour saisir les effets du temps qui passe. Les saisons et les heures s'égrènent ainsi au fil des pages, d'un ciel de velours rose tendu comme un rideau au-dessus du port Hercule, au pied du Rocher des Princes, ou des intrépides maisons Belle Époque qui fardent de leurs murs roses les espaces que s'obligent à leur laisser les tours immaculées. Ses subtiles images ont saisi, de l'aube au couchant et de l'hiver au printemps, les ciels, les vagues, l'architecture, la nature, les bateaux et quelques rencontres émouvantes que réserve la Principauté.Le texte de Mic Chamblas-Ploton, journaliste art de vivre et auteur d'une douzaine d'ouvrages, tente de lever le voile sur ces mises en scène aussi éphémères qu'insaisissables en révélant l'histoire de ces lieux uniques qu'imprègnent la littérature et les arts.Jean-Baptiste Leroux immortalise l'histoire du patrimoine et de ses jardins.

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