Alain Gnaedig

  • « Il était tard sur la terre. » Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Édimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française - qu'il ne voit pas d'un très bon oeil - puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Écosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque.
    À travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire :
    Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où « tout est symbole » - où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.

  • « Salut. Moi, c'est Anders, je suis petit et je n'aime pas l'école ». Anders 11 ans, commence l'année avec un moral bien bas : tous ses camarades ont grandi pendant les vacances, il se sent un peu abandonné par sa mère qui participe sans cesse à des conférences internationales pour sauver la planète et il va être obligé de reprendre les cours de tennis! Son père est bien là, mais toujours le nez plongé dans les livres. Heureusement il y a l'oncle Magnus, un vrai pirate celui-là! Et puis, Job le chat et Red le poisson rouge et aussi les copains d'enfance Theodor et Gunnar. Et puis, surtout il y a Astrid, la « nouvelle » de la classe. Elle n'est pas grande non plus, mais elle a de la répartie. Avec elle, Anders gagne son premier set au tennis. Au cours de cette année scolaire, Anders va grandir ... dans sa tête et il pourra enfin affirmer: « Je suis bien dans ma peau, elle est juste à ma taille ! »

  • L'homme armé

    Alain Gnaedig

    Andrew MacLachlan n'est pas de ces hommes qui renoncent. Ce grand et vigoureux vétéran de la guerre de Crimée, qui descend de huguenots émigrés en Écosse, exerce son métier d'inspecteur de police à Édimbourg avec un instinct et une obstination qui le font craindre. Et lorsqu'il tombe sur une affaire où le Mat en personne semble s'être incarné, dissimulé sous plusieurs identités, il va faire montre d'une ténacité qui le mènera jusqu'à Londres et Paris, au coeur d'un monde de faux-semblants, de crimes et d'illusions mortelles. Dans l'ambiance d'un XIXe siècle finissant, à la manière de ces romans-feuilletons haletants où les machinations succèdent aux scènes de vengeance, L'Homme armé, roman noir hanté par l'idée du Destin, nous projette dans une intrigue digne de Stevenson, y ajoutant cet ingrédient pur malt : l'ironie. Mieux qu'un hommage aux lettres écossaises, un vrai plaisir romanesque.

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