Elina Brotherus

  • « Pour ma Carte blanche PMU, j'ai décidé d'utiliser des « évent scores ». Je m'inspire de la littérature de ces « partitions » écrites par des artistes dans les années 1960 et 1970, notamment par des artistes Fluxus mais aussi d'autres tel que John Baldessari qui donnait des listes de sujets à ces élèves indécis. Ce sont pour moi des règles du jeu qui me donnent des indications tout en étant suffisamment ouvertes pour laisser agir la créativité. J'aime penser que mes aînés me tendent ainsi la main comme des professeurs bienveillants dans une école d'art auto-inventée.
    Jusque-là, j'ai toujours travaillé seule, aussi pour marquer un changement pour le projet Carte blanche PMU je vais introduire un deuxième personnage. Mon choix de binôme est la danseuse et chorégraphe Vera Nevanlinna, spécialiste de la danse américaine telle que Deborah Hay, et qui performe actuellement avec le Ballet Cullberg.
    Mon but est de faire une série ludique, avec une légèreté d'esprit et une précision du geste dans l'exécution. Le travail mêle drôlerie et poésie, dans l'esprit de dada et du surréalisme. Les photos ne racontent pas ma vie, mais elles parlent de ce que cela peut être de faire de l'art dans le continuum de l'histoire de l'art contemporain. » Elina Brotherus

  • Look at that young person I used to be. I am living now what an unknown future for her. What has happened, what has changed ? The apartments, the boyfriends ; the face has grown older. The asthetics of my photography have nevertheless, remained the same.
    Surprising to realise though, that all of a sudden I'm no longer the youngest one in group shows. At my age my parents were already dead. My health degrades, like for many friends of my age. Some have passed away. I guess it's all these morbid thoughts that led into the idea of this book. I didn't want it to be "just the fourth monograph". It's important to juxtapose images of different times for comparison, investigating age, questionning what we are at a certain moment, where do I see myself now.
    I wish to show the time warp from 1996 to 2011, to show the line that continues through the work, and to look at the young Elina with a certain amusement, yet tenderly.

  • Ce livre s'inscrit dans la continuité du travail photographique réalisé par Elina Brotherus sur le corps humain confronté aux codes et aux modes de la représentation de la peinture classique. Mais
    à la différence de ses précédents travaux, qui la mettaient seule en scène, dans des intérieurs ou des paysages, celui-ci fait appel à six jeunes danseurs du corps de ballet de l'Opéra national de
    Paris, que l'artiste photographie dans le cadre sobre et sans artifice de son atelier. Et ainsi, sous une lumière étale et douce, parfois presque irréelle, naît une chorégraphie des attitudes et des
    gestes, faite de moments quotidiens, qui révèle toute l'intimité des êtres, mais toujours avec pudeur et respect. Elina Brotherus se souvient de Degas, des impressionnistes et de toute une tradition française de la figuration du corps et compose une « suite en blanc » où la grâce le dispute à la délicatesse, la légèreté à l'humour, la tendresse à la sensualité.

  • Catalogue de l'exposition qui a eu lieu en 2006 à Helsinki, Stockholm, Dublin puis au Musée Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône de cette artiste finlandaise qui a reçu le prix Niepce.

  • Seabound Nouv.

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